Il faudra attendre les années 1960 et les divers mouvements Noirs Américains, pacifistes ou violents visant les droits civiques, pour que l’égalité des droits soit enfin reconnue.Martin Luther King, pasteur baptiste Afro-Américain, organisa des boycotts, des sit-ins, des marches de protestation et manifestations pour défendre le droit de vote, la déségrégation et l’emploi des minorités ethniques. Il s’est inspiré de la philosophie de Gandhi, de la non-violence. Ainsi, l’opinion publique penche en sa faveur. Le boycott le plus célèbre de cette période fut le boycott des autobus de Montgomery, qui durera plus d’un an. Il se termine par une décision de la Cour suprême déclarant illégale la ségrégation dans les lieux publics. Cette forme de protestation de masse soutenue et organisée galvanisa les Noirs Américains et les mobilisa pendant les années qui suivirent. King lance aussi la campagne de Birmingham, soutenues par la nouvelle législation sur les droits civiques, de John F. Kennedy.La lutte contre la ségrégation à Birmingham, avec la prise de position de Kennedy, est une révolution, car elle change la face de l’Amérique. King organise alors la marche de Washington. Et, environ, un an plus tard, il assiste à la signature du Civil Rights Act.La plupart des droits de la communauté noire seront promus par le Civil Rights Act et le Voting Rights Act sous la présidence de Lyndon B. Johnson. La pertinence de ces derniers réside dans l’interdiction de toute forme de discrimination dans les lieux publics (Civil Rights Act, 1964) et la suppression des examens et autres impôts pour devenir électeur aux États-Unis (Voting Rights Act, 1965).Le mouvement des droits civiques a eu une influence durable sur la société américaine, influençant les tactiques employées par les mouvements de protestations sociales, imposant la transformation durable du statut des Noirs Américains et combattant l’exposition publique d’un racisme persistant au sein de la société. Ainsi, le Civil Rights Act et le Voting Rights Act marquent la fin du régime ségrégationniste.